Accord pour la Paix et la Réconciliation : Le Conseil National de la société Civile plaide pour sa relecture

Accord pour la Paix et la Réconciliation : Le Conseil National de la société Civile plaide pour sa relecture

Le mercredi 26 juillet 2023 au siège du Conseil National de la société civile du Mali (CNSC), la thématique «  Enjeux et défis liés à la mise en œuvre de l’Accord et la Réconciliation Nationale, Issu du Processus d’Alger » était au centre d’un panel de haut niveau.

Organisé par le Conseil National de la société civile du Mali ( CNSC) en partenariat avec l’Union Européenne, le panel à en croire ses organisateurs,  vise à échanger sur la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation Nationale, Issu du processus d’Alger, les goulots d’étranglements, et les risques majeurs au lendemain du départ annoncé de la Mission Multidimensionnelle intégrée de Stabilisation au Mali ( MUNISMA).

Dans sa présentation sur l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, le colonel Mamadou non moins membre du Secrétariat permanent du  Comité de Suivi de l’Accord (CSA), a affirmé que celui-ci, à son actif plusieurs acquis. Parmi ceux-ci, il cita la création des Agences de Développement Régionale (ADR), relecture des textes de la décentralisation pour la libre administration des collectivités territoriales par la création de 19 nouvelles régions, 159 cercles et 1 District, la mise en place du Fonds de Développement Durable ( FDD) et l’adoption d’une stratégie spécifique de Développement des Régions Nord Mali( SSDRN).

Concernant le volet Défense et sécurité, il a précisé le retour de 977 éléments déserteurs dans leurs unités réciproques, l’éligibilité de plus de 74 918 éléments au projet de réinsertion des Anciens Combattants (PREC). Avant de déplorer la persistance de l’insécurité et le problème de coordination entre les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre de l’accord.

«  Malgré l’attachement des parties maliennes et de la communauté internationale à cet accord comme solution pour une paix durable, 8 ans après sa signature en juin 2015, force est de reconnaitre que la mise en œuvre de  l’Accord reste extrêmement difficile » déplora le Président du comité technique du Conseil National de la société, Badra Alou Sacko. A titre illustratif, il a évoqué les contraintes liées au processus de Désarmement, Démobilisation  et Réinsertion (DDR). Avant d’affirmer que le panel vise à évaluer la mise en œuvre de l’Accord pour dégager au nom de la faitière de la société une une position commune. Pour lui, l’accord doit être relu pour encadrer certaines dispositions comme celle  relative à la police territoriale échappant au contrôle de l’Etat central. Pour preuve, il  s’est référé à  l’article 65 de  l’accord, qui, selon ses dires,  autorise la relecture.

Alpha Sidiki Sangaré

Source: linvestigateur.net

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