Cadre de concertation Administration-Partis politiques : Convenir de façon consensuelle à un réajustement du chronogramme des élections

Cadre de concertation Administration-Partis politiques : Convenir de façon consensuelle à un réajustement du chronogramme des élections

Le Centre de formation des collectivités territoriales (CFCT) a abrité, le mardi 8 août 2023, la rencontre du cadre de concertation national avec les partis politiques sur la mise en œuvre du chronogramme des élections et des réformes politiques et institutionnelles. L’un des objectifs de cette rencontre entre le gouvernement et les partis politiques était de «convenir de façon consensuelle à un réajustement du chronogramme des élections». Cette rencontre était présidée par ministre d’Etat, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, porte-parole du gouvernement, Colonel Abdoulaye Maïga, en présence d’autres membres du gouvernement, des acteurs politiques et d’autres personnalités. Selon le ministre Abdoulaye Maïga, le décalage de trois mois de la date initiale du référendum a eu un impact sur tout le reste du chronogramme des élections.

Dans son discours, le ministre Abdoulaye Maïga a fait savoir que le chronogramme prévoyait, à la suite du référendum, l’organisation des élections des conseillers des Collectivités territoriales, suivie des élections législatives et enfin celle du Président de la République. « Il n’est nul besoin de rappeler que le décalage de trois mois de la date initiale du référendum a eu un impact sur tout le reste du chronogramme des élections.

Aussi, la prise en compte des nouvelles Circonscriptions Administratives issues du processus de réorganisation administrative et territoriale nécessite un minimum de temps pour les structures en charge des élections. Il était donc important au regard de ces considérations que le Gouvernement vous consulte à nouveau afin de recueillir vos observations et avis pour convenir de façon consensuelle à un réajustement du chronogramme des élections », a-t-il dit.

Selon lui, chaque fois que le Gouvernement veut traiter de ces questions, il fait de l’inclusivité et de la co-construction ses principes directeurs, afin que tous les acteurs puissent y contribuer et cela, en toute transparence. « Il est donc attendu de vous, des échanges fructueux assortis de propositions et de recommandations précieuses sur la suite du processus électoral, précisément sur le séquençage des scrutins », a-t-il dit.

Ainsi, sur un total de 291 partis politiques saisis par le ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation, 81 ont fait des propositions. « Cinq principales tendances se dégagent des différentes propositions. Proroger le délai de la Transition de 3 à 18 mois afin de bien organiser les élections à venir ; Organiser les élections, conformément au chronogramme adopté par le Gouvernement ; Tenir l’élection présidentielle à la date indiquée dans le chronogramme et coupler les autres élections ; Organiser les élections en 2024, lorsque les conditions sécuritaires seront réunies ; Organiser les élections législatives en premier lieu ensuite l’élection présidentielle, et les futures autorités organiseront les autres scrutins », révèle la synthèse des propositions des partis politiques sur la conduite de la suite du processus électoral présentée par Abdou Salam DIEPKILE de la DGAT (Direction générale de l’administration territoriale). Le ministre Maïga a promis de faire remonter ces différentes propositions aux autorités compétentes.

Aguibou Sogodogo

Source: Le Républicain

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