Reajustement du chronogramme électoral : le niet catégorique de la classe politique

Reajustement du chronogramme électoral : le niet catégorique de la classe politique

L’exécution du calendrier des élections et des réformes politiques et institutionnelles connaît actuellement une phase tendue. Impasse marquée par un dialogue entre le gouvernement et les partis politiques. C’est dans ce cadre que le mardi 8 août 2023, au Centre de Formation des Collectivités Territoriales, le Colonel Abdoulaye MAIGA, Ministre d’État en charge de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, ainsi que d’autres membres du gouvernement, se sont entretenus avec les différents partis politiques.

L’un des éléments centraux de cette réunion a été le débat autour du réajustement du calendrier électoral. Cette discussion a été initiée par le Ministre d’État lui-même, qui a souligné la nécessité impérative de revoir le calendrier préétabli. Initialement, explique-t-il, le chronogramme prévoyait les élections des conseillers des Collectivités Territoriales après un référendum, suivies des élections législatives, et enfin, de l’élection présidentielle.

Cependant, il précise que le report de trois mois du référendum initial a eu des répercussions en cascade sur le reste de la séquence électorale. En plus, compte tenu de l’intégration des nouvelles Circonscriptions Administratives issues de la réorganisation administrative et territoriale, une marge de temps substantielle est requise pour les instances chargées de superviser les élections.

Conscient de ces complexités, le Ministre d’État a exprimé l’importance d’une consultation réitérée entre le gouvernement et les partis politiques. L’objectif est de recueillir leurs observations et opinions, en vue de parvenir à un consensus sur l’ajustement du calendrier électoral.

Cependant, de nombreux partis politiques affichent leur désaccord avec le gouvernement en ce qui concerne le réajustement du calendrier électoral, perçu comme une extension de la période de transition. Ces partis insistent sur la tenue des élections présidentielles à la date prévue et que le président élu démocratiquement sera alors responsable de l’organisation des autres scrutins.

Cette divergence de points de vue crée une impasse qui met en évidence des perspectives divergentes quant à la meilleure voie à suivre pour la transition politique. Face à cette situation complexe, il a apparait important que toutes les parties prenantes s’engagent dans un dialogue ouvert et constructif afin de trouver un terrain d’entente qui garantit les élections transparentes, démocratiques et crédibles, tout en respectant les contraintes temporelles et les impératifs institutionnels.

Coulibaly A

Mali24.Info

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