Badra Alou Sacko du Consortium des OSC: « Les Autorités doivent faire de l’Accord pour la Paix , un accord inter-malien dont les organes et instances sont présidés par des Maliens»

Badra Alou Sacko du Consortium des OSC: « Les Autorités doivent faire de l’Accord pour la Paix , un accord inter-malien dont les organes et instances sont présidés par des Maliens»

Le siège du Conseil National de la société civile du Mali (CNSC) a abrité le mardi 22 août 2023, un point de presse portant sur le mémorandum pour la relance de la mise en œuvre de l’Accord Accord pour la Paix et la Réconciliation, issu du processus d’Alger.

Suite logique du panel de haut niveau sur les défis et les enjeux de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation (signé le 15 mai et 20 juin 2015 à Bamako) organisé par les organisations de  la société civile sous le leadership du Conseil National de la Société Civile du Mali,  le mercredi 26 juillet 2023.

Précisant le contexte de la rencontre, le Maître de cérémonie Siriman Sacko, a indiqué que le point de presse s’inscrit dans le travail d’information, d’analyse du conseil National de la Société civile. Lequel dit-il, a toujours pris position sur les grandes questions d’intérêt national, conformément à son rôle de veille citoyenne.

Après analyse de la situation huit (8) ans après la signature l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, issu du processus d’Alger, au regard du blocage et du risque sur la paix. Lequel craint-il, risque de s’amplifier avec le retrait acté de la Mission Multidimensionnelle intégrée de Stabilisation au Mali (MUNISMA) depuis le 26 juin  2023,   le Président du comité technique du Conseil National de la société, Badra Alou Sacko, a  lancé un vibrant appel aux autorités en charge de la transition pour faire de l’accord «un accord inter malien »  dont les instances et les organes seront présidés par des Maliens avec les représentants de la communauté internationale comme observateurs. D’autant plus que les acteurs et les parties prenantes de l’Accord sont unanimes sur les principes de base commune tels que l’intégrité territoriale, la souveraineté, la forme républicaine de l’Etat, il a lieu, assure  Mr Sacko,  d’activer les leviers socio culturels, pour travailler à la cohésion et la réconciliation entre filles et fils du pays, gage de paix et de stabilité.

 «  Les autorités de transition » a-t-il affirmé doivent poser des gestes de mise en confiance afin de donner la place au dialogue, base de la paix, de la stabilité et de la réconciliation nationale.

Le saviez-vous ?

Auparavant, il avait fait le point de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation Nationale, qui a permis entre autres, la mise en place des Autorités intérimaires au niveau des 5 régions en 2017 et des 24 cercles, relecture des textes de la décentralisation pour mieux consacrer la libre administration des collectivités territoriales, promulgation d’une nouvelle constitution par le décret N°2023-0401/PT- RM du 22 juillet 2023, qui selon ses dires, a permis la mise en place du Sénat, la reconnaissance des autorités et légitimités traditionnelles.

Au niveau du Volet Défense et Sécurité , il a soutenu que l’Accord pour la Paix et la Réconciliation en dépit de la persistance de l’insécurité, l’insuffisance de ressources financières mobilisées en faveur de sa mise en œuvre, a permis la mise en place de la commission Nationale Démobilisation Désarmement Réintégration

( DDR) et la Réforme du Secteur de la Sécurité avec l’intégration de 1 744 éléments du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) dans les Forces Armées Maliennes (FAMa),  le pré-enregistrement de 74 918 éléments des ex -combattants des mouvements signataires de l’Accord répertoriés dans les registres de la commission Nationale DDR parmi lesquels 26 000 éléments sont éligibles etc ….

Alpha Sidiki Sangaré

Source: linvestigateur.net

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