Dégradation de  l’état des routes : Le cauchemar des usagers

Dégradation de  l’état des routes : Le cauchemar des usagers

Eaux stagnantes, voies dégradées par endroit avec la présence des crevasses et des nids-de poule causés  par l’activité humaine et souvent par les fortes pluies qui continuent de s’abattre sur Bamako, la cité des trois caïmans. Telle est l’image désolante, cauchemardesque de  certaines voies de la capitale et des environs.

Le ministère  des Transports  et des Infrastructures  dirigé par Mme Dembélé Madina Sissoko  et ses services d’exécutions des travaux publics ne devraient pas chômer pendant cet l’hivernage 2023 dont la météo annonce encore de pluies  jusqu’à mi-octobre.

En plus d’être inondées, les fortes pluies enregistrées sur Bamako et environs depuis le début de l’hivernage ont contribuées a accentué la dégradation de nombreuses routes de Bamako et environs notamment la voie qui relie la commune rurale de Djalakorodji à celle de la commune de Safo.

Cette situation décriée aujourd’hui par les usagers de ces différentes voies devrait constituer de nouveaux chantiers pour les services techniques en charge des routes au Mali en vue de soulager la souffrance des  populations qui empruntent ces  routes cauchemardesque avec ses cas d’accidents imprévisibles.

 A Bamako plusieurs rues et routes principales bitumées sont chaotiques ou presque impraticables. La pression des voitures et autres cars et gros porteurs sur ces chaussées constamment inondées a causé des nid-de-poule, des crevasses, de grands trous couvrant parfois toute la largeur de la route, par endroits, surtout au niveau des points bas où stagnent des eaux de pluies. En attendant les usagers souffrent le martyr sur ces voies impraticables et cauchemardesques qui endommagent nombre de voitures. Les usagers de la route Banconi Farada- Djalakorodji –Safo  et ceux de la route de Djoumanzana jusqu’au marché de Nafadji n’ont cessé d’exprimer leur  ras- le bol face à la situation intenable.

Selon eux, pendant l’hivernage c’est le cauchemar,  et pendant  aussi les périodes de vents forts c’est la poussière qui compliquent toute circulation et la visibilité avec son corolaire des cas d’accidents souvent mortels et maladies.

Interrogés par nos soins certains usagers soulignent que leurs calvaires, c’est aussi des voitures qui tombent régulièrement en panne avec des problèmes au niveau de suspension.

 «Lors de la visite technique, on est obligé de dépenser beaucoup d’argent pour la révision complète du moteur. Mais, malheureusement, au sortir du contrôle technique, on retombe en panne, encore à cause de l’état de délabrement de ces routes. C’est un véritable calvaire que nous vivons », déclare Salif Coulibaly, chauffeur livreur au compte d’un magasin qui emprunte ces routes.

A noter qu’aujourd’hui cet état calamiteux des routes est un dénominateur commun à plusieurs quartiers de Bamako et seules les voies en pavé résistent encore à la furie dévastatrice des eaux de pluie. Les autorités sont fortement interpellées.

Mohamed Kanouté

Source : Mali24.info

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