Sommet des BRICS : Ce club de cinq courtisé par les pays africains

Sommet des BRICS : Ce club de cinq courtisé par les pays africains

Depuis mardi s’est ouvert à Johannesburg en Afrique du Sud, le 15e sommet des Brics constitué du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud. Ce nième congrès de l’après Covid-19 va permettre aux dirigeants du Club des cinq de faire une ouverture à des pays africains qui souhaitent intégrer les Brics qui est un contre-pouvoir au G7.

L’acronyme Brics désigne le rapprochement de quatre pays aux vastes territoires : le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, auxquels s’est intégré l’Afrique du Sud en 2011. Depuis 2011, le groupe des Brics a pris la forme d’une conférence diplomatique à part entière, donnant lieu à un sommet par an, se déroulant à tour de rôle dans chacun des cinq Etats.

Le but de ces sommets est d’affirmer la place majeure de ces pays sur la scène internationale et mettre en scène leur poids économique et politique, en particulier au regard d’autres Etats ou groupes d’Etats comme les Etats-Unis ou l’Union européenne.

Dans ce sens depuis le début de la semaine s’est ouvert à Johannesburg en Afrique Sud, le 15e sommet des Brics constitués du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud.

La question de l’élargissement des Brics à d’autres pays est débattue. Depuis des années, des pays africains tels que l’Ethiopie, le Nigeria, le Sénégal, l’Egypte, la RDC font la cour pour rejoindre l’organisation. Cependant, si la Chine du président Xi Jinping est favorable à cet élargissement, l’Inde du Premier ministre Narendra Modi est beaucoup plus réservée à cette question d’élargissement.

Cet engouement des pays africains pour les Brics s’explique par le fait qu’aujourd’hui, ce groupe de cinq pays se présente comme un contre-pouvoir aux puissances économiques occidentales dominantes.

Selon les statistiques en 2023, le bloc des Brics contribue à 31,5 % du PIB mondial, dépassant pour la première fois la part du G7 (30,7 % du PIB mondial). D’après les mêmes données, la tendance devrait s’accentuer dans les prochaines années, portée par la croissance importante des économies de la Chine et de l’Inde. Car l’idée de créer une nouvelle monnaie commune pour contrecarrer le dollar, qui pèse 44 % des transactions sur les devises, était largement discutée.

Ousmane Mahamane

Source: Mali Tribune

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