Mali-Russie : Ce que les présidents Goïta et Poutine se sont dit au téléphone

Mali-Russie : Ce que les présidents Goïta et Poutine se sont dit au téléphone

Le Mali et la Russie entretiennent des relations sincères. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, s’est entretenu au téléphone ce mardi 10 octobre 2023 avec son homologue de la Russie, Vladimir Poutine. Selon la Présidence de la République du Mali, les deux chefs d’État ont évoqué, au cours de leur entretien téléphonique, la coopération dans les domaines économiques, sécuritaires et de lutte contre le terrorisme.

« J’ai exprimé ma reconnaissance pour tout le soutien que la Russie apporte au Mali », a indiqué le président Goïta, sur son compte Twitter. La Russie est un partenaire stratégique du Mali depuis l’accession de notre pays à l’indépendance en 1960. Notre nation partage un certain nombre de valeurs avec la Russie qui sont, entre autres, la non ingérence dans les affaires intérieures des États, le respect de leur souveraineté et surtout la prise en compte des intérêts de nos populations dans les prises de décision. Faut-il souligner que le colonel Assimi Goïta est en contact permanent avec le président russe.

«C’est à la suite d’un de nos appels téléphoniques qu’il m’a fait l’honneur de m’inviter à ce sommet», rappelait le chef de l’État, lors de sa participation au deuxième Sommet Russie- Afrique qui s’est tenu les 27 et 28 juillet 2023 à Saint-Pétersbourg. Le mardi 15 août 2023, les deux dirigeants ont indiqué que le Niger, pays voisin du Mali où des militaires ont renversé en juillet le président Mohamed Bazoum, ne pouvait être résolu que par des voies diplomatiques. «J’ai eu un entretien téléphonique avec le président Poutine. Nous avons évoqué la situation du Niger. Il a souligné l’importance d’un règlement pacifique de la situation pour un Sahel plus stable», signalait le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, sur la plateforme x.

Cet entretien téléphonique est intervenu au moment où la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) semble tenir un discours apaisé mais ferme à l’égard des nouvelles autorités nigérianes. Réunis le jeudi 10 août lors de son deuxième sommet extraordinaire, la conférence des chefs d’État et de gouvernement a ordonné le déploiement de la Force en attente pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel au Niger.

Les gouvernements de Transition du Burkina Faso et du Mali ont, dans un communiqué conjoint publié le lundi 31 juillet, exprimé leur solidarité fraternelle au peuple du Niger « qui a décidé en toute responsabilité de prendre son destin en main et d’assumer devant l’ Histoire la plénitude de sa souveraineté ».

Les Maliens et les Burkinabés ont prévenu que toute intervention militaire au Niger voisin traiterait la commune déclaration de guerre. Pour joindre l’acte à la parole, les deux pays ont envoyé le lundi 07 août, une délégation à Niamey, conduite par le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga. Objectif : témoigner de la solidarité des deux pays au peuple frère du Niger. Les ministres en charge des Affaires étrangères du Burkina Faso et du Mali ont traduit, le mardi 08 août, une lettre conjointe à la présidente du Conseil de sécurité des Nations unies, Mme Linda Thomas-Greenfield, appelante à la responsabilité principale de l’ONU pour empêcher « une action armée contre un État souverain dont l’ampleur des conséquences serait imprévisible ».

Souleymane SIDIBE`

Source: L’Essor

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